le voyeur


- Adrien, est-ce que tu… 
Le gémissement qui provient du bureau de mon conjoint m'interpelle. Je m'arrête sur le seuil de la porte. 
Il est là, assis sur son fauteuil, tourné vers la baie vitrée. Je mets une seconde à comprendre ce que fait sa main sur son entrejambe. 
Et puis j'entends les râles en provenance de l'appartement d'en face. 
Sans bruit, je m'avance doucement. Nos voisins d'en face sont de vrais exhibitionnistes. Et ce soir, ils donnent visiblement à Adrien un spectacle très excitant.
Je distingue la longue chevelure brune de la jeune femme qui couvre une partie de son dos nu. Son string de dentelle blanche tranchant sur sa peau hâlée, elle est agenouillée entre les jambes de son compagnon. Sa tête qui oscille d'avant en arrière ne laisse aucun doute sur ce qu'elle en train de faire.
Lui, la tête renversée en arrière, apprécie la fellation.

Mon regard revient sur Adrien. Sa main monte et descend lentement le long de son sexe dressé. 
Mon ventre se crispe d'envie. Je suis hypnotisée par ses gestes. 
Je passe ma langue sur mes lèvres soudain très sèches. 

Un cri attire à nouveau mon attention de l'autre côté de la cour.
L'homme a renversé sa compagne sur le dos, sur la table de la salle à manger. Penché sur elle, il la dévore avec application. Elle se tortille sous la caresse de sa bouche, le dos arqué. 
Quand elle crie de plaisir, il se redresse et s'enfonce en elle d'un geste souple. 
A deux mètres de moi, Adrien accélère le rythme. De l'endroit où je me trouve, je peux distinguer la goutte de plaisir qui coule maintenant le long de sa queue. 
Je fais encore un pas vers lui. L'envie mouille maintenant ma lingerie. Je passe une main tremblante sur mon sexe. Ce simple contact électrise mon clitoris. Je plante mes incisives dans ma lèvre inférieure pour m'empêcher de crier. 

Ma voisine, elle, hurle sous les coups de boutoir de son amant qui la prend maintenant en levrette. 
J'admire les fesses musclées de mon voisin, qui se crispent bientôt, alors qu'il jouit dans un râle. 
Le gémissement d'Adrien me ramène dans notre appartement. 
- Joli spectacle, non ?
Il se retourne, surpris par ma présence. 
- J'étais venue te dire que j'allais me coucher mais je n'ai plus sommeil maintenant. 
Son poing toujours crispé sur sa queue, il me regarde avancer vers lui. Quand je fais passer au-dessus de ma tête le tee-shirt que j'avais enfilé pour la nuit, il reprend ses va et vient. La vue de ses doigts branlant son sexe turgescent me donne l'eau à la bouche. 

Je me place face à lui, uniquement vêtue de ma petite culotté noire. 
- Ça te dirait qu'on rejoue la scène ? lui demandé-je en m'agenouillant entre ses jambes.
II n'a pas besoin de répondre. Quand ma bouche se pose sur son gland humide, son grognement de plaisir vaut tous les encouragements du monde. 


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