Eux (3)

  Précédemment : Eux et Eux (2) -  Version vue par J. 


[ Avertissement : ce texte contient une scène de sexe explicite]


Près d’une heure s’est écoulée. L’ambiance est détendue, amicale, innocente, pour une situation qui ne l’est pas. Au milieu de deux hommes rayonne une femme dont le regard ne peut cacher une forme de délectation.

Nous échangeons tous les trois, faisant connaissance, pour une situation inédite. Je suis l’invité de leur soirée. Elle et lui ne se sont jamais aventurés à rendre réelle ce fantasme. Je suis celui qu’elle a choisi. Qu’ils ont choisi. Je n’arrive pas à savoir si la légèreté de la conversation reflète une volonté de faire connaissance, ou une forme de nervosité sur la suite de la nuit. Je suis dominant, et j’accepte avec un plaisir affiché de seconder l’amoureux de cette superbe femme. Je serai l’outil de sa domination, à lui. Je serai l’instrument de son plaisir et de sa perversité, à elle. Cette situation m’enthousiasme. En tant qu’agitateur, je me dois de préciser nos intentions.

Assis à cette table, je me rapproche d’elle afin que chacun de mes gestes la frôle. Je la sens fébrile et tentée. Je glisse ma main sous la table, saisissant ferment sa cuisse après avoir remonté sa robe. Je sollicite son homme, m’assurant qu’elle a été obéissante. Son regard change quand il me répond dans un sourire qu’elle a répondu aux ordres qui lui ont été donnés. 
En quelques secondes, cette femme rayonnante est possédée par nos mains, les cuisses outrageusement écartées sous la table. Alors que lui et moi gardons notre calme, ses réactions à elle traduisent son excitation. Il me propose de vérifier que notre soumise porte bien la lingerie qu’elle devait arborer. Nos mains se rejoignent entre ses cuisses, je sens déjà son excitation à travers sa lingerie. Elle laisse échapper un gémissement. Nous partons.

Sur le trajet à pied qui nous conduit à l’hôtel, la tension est palpable, je m’amuse à effleurer le corps de cette amante qui tressaille tant le désir semble désormais la dominer. Il m’arrive de m’approcher de son oreille pour la provoquer tandis que son homme, en propriétaire, garde sa main fermement posée sur sa hanche. Ce détail me fait sourire. Je sens qu’il se donne pour mission de me contrôler autant qu’il veut la dominer. Car deux dominants pour une même soumise, c’est souvent un de trop. Toute la bienveillance du monde ne peut pas empêcher cette méfiance instinctive, animale. Je me mets à sa place, j’essaie de comprendre ce que je suis pour lui. Je comprends son besoin d’affirmer sa place. Il sait qu’il n’a rien à craindre de moi, mais il sait aussi que je vais dominer sa soumise, qu’elle me veut ainsi. Une forme de nervosité s’ajoute à l’excitation, mais l’envie est trop forte pour y résister.

À peine arrivés dans la chambre, elle laisse glisser sa robe pour dévoiler sa lingerie et son harnais en cuir. Elle est superbe. Je la veux. Je veux qu’elle m’appartienne. Je vois le sourire de son homme tandis que je retrouve une forme de détachement. Je ne peux pas me permettre un faux pas. Pour elle. Pour lui. Pour eux. Je le vois alors saisir son cou, plonger sa main entre ses cuisses. La scène est terriblement complice. Il ne laisse rien paraître de son appréhension. Je le laisse faire. Parce qu’il doit avoir la maîtrise du temps et des actes. En la poussant sur le lit, il m’invite alors à la rejoindre. Je reste silencieux, étant celui que je dois être dans les gestes sans dire un mot. Je laisse la parole à son dom, qui lui ordonne de nous branler. Elle s’exécute sans attendre, totalement excitée par ces deux queues qui s’offrent à elle. Cherchant à intensifier les choses, j’ose enfin ma première instruction, ordonnant qu’elle nous suce, guettant sa réaction à lui, son attitude à elle. Elle se jette sur nos membres avec une gourmandise qui traduit son envie quand il me témoigne sa complicité. Cette fois, les rôles semblent définis et toute défiance est envolée.

Il va s’installer dans un fauteuil, nous regardant en se caressant. Je la saisis par son harnais, et la toise désormais tout en lui montrant mon emprise, l’excitation me rendant plus dur et direct dans mes gestes. Annonçant à son homme que je vais la baiser sans retenue, à quatre pattes sur le lit, je saisis fermement ses hanches et entre en elle en un seul coup de reins, lent et intense, pour qu’elle me sente totalement. Les réactions de sa chatte, coulant et enserrant ma queue, s’accompagnent de ses cris. Ses mains cherchent à agripper les draps tandis que je la baise déjà sans aucun ménagement, lui disant quelle incroyable salope elle est. Je lui fais dire qu’elle aime être baisée ainsi, qu’elle veut être ma chienne, qu’elle en veut encore, plus fort, tout en l’obligeant à regardant son homme dans les yeux. Il sourit face à ce spectacle et semble totalement satisfait de voir nos corps en sueur s’agiter ainsi. Il nous rejoint finalement pour remplir sa bouche pendant que je continue à la baiser brutalement, ses cris désormais étouffés par la queue de son dom.

Elle est déjà otage de ses orgasmes, tremblante, suppliante, tandis que nous échangeons nos positions avec lui. Sa chatte enserre ma queue, témoignant de la puissance de son orgasme. Il prend visiblement beaucoup de plaisir à reprendre possession de sa chatte pendant qu’elle semble déterminée à me faire venir dans sa bouche. Ses gémissements sur ma queue me rendent terriblement sensibles, et quand ils jouissent face à moi, il m’est difficile de me retenir. Totalement indécente, plus salope que jamais, elle me suce avec une énergie irrésistible qui me pousse à jouir au fond de sa gorge dans un râle.
Quelques instants plus tard, allongée au milieu de nous, elle nous remercie. Son homme pour avoir permis cette expérience, et moi pour avoir été le partenaire de jeu qu’il fantasmait. La tendresse prend le dessus. Me sachant de trop dans cette situation, je la caresse pour connaître ses intentions. Elle en veut encore. Pour ma part, je suis totalement prêt à la baiser toute une nuit.

Mais pour l’instant, je vais juste m’éclipser un moment pour les laisser se reconnecter. Nous avons la nuit devant nous.  

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